Describing dairy inflammation symptoms

Gestion de la douleur chez les animaux de production en Europe et impact sur la productivité

Les animaux destinés à l’alimentation, par le rôle critique qu’ils jouent en contribuant à nourrir les humains, occupent une place essentielle dans nos vies, d’autant plus que la production mondiale de viande et de lait devrait augmenter respectivement de 19 % et de 33 % d’ici à 20301.

Pour y parvenir en tenant compte de nombreux paramètres, qu’ils soient environnementaux, démographiques ou socio-économiques, il faut que les systèmes agroalimentaires mondiaux adoptent de nouvelles approches. En outre, des considérations de plus en plus nombreuses sur l’importance du bien-être du bétail, la gestion adéquate de la douleur et la réduction de la souffrance et de l’inconfort des animaux se font jour.

Les attitudes à l’égard de la douleur ressentie par les animaux d’élevage et sa prise en charge ont considérablement évolué au cours de la dernière décennie, mais il reste encore beaucoup à faire.

Bien que la douleur chez les animaux destinés à l’alimentation soit souvent reconnue, des solutions efficaces et pragmatiques, lorsqu’elles existent, ne sont souvent pas mises en place de manière efficace. En effet, leur mise en œuvre est difficile, ce qui affecte le bien-être du bétail et, en fin de compte, sa productivité, et entraîne des pertes économiques pour les agriculteurs.

Comment adopter de nouvelles attitudes vis-à-vis de la douleur et de la prise en charge de la douleur, et définir une vision qui englobe de nouvelles approches alternatives et efficaces pour réduire la souffrance des animaux destinés à l’alimentation et garantir leur bien-être, tout en répondant aux besoins de productivité ?

L’utilisation de traitements alternatifs efficaces, sûrs et faciles à utiliser pourrait être la voie à suivre.

La douleur chez les animaux destinés à l’alimentation : l’impératif moral d’empêcher la souffrance chez les animaux

La douleur est un mécanisme biologique de protection qui signale l’apparition d’une lésion tissulaire potentielle et qui induit une expérience sensorielle et émotionnelle affectant de manière significative le bien-être des animaux2.

De nombreuses recherches ont été menées au cours de la dernière décennie, ce qui a permis une meilleure compréhension des mécanismes de la douleur et de l’expression de la douleur, ainsi qu’à la production de nombreuses recommandations et d’outils d’évaluation de la douleur. Pourtant, l’on considère généralement que la gestion de la douleur chez les animaux d’élevage est très en retard par rapport à celle des animaux de compagnie.

En ce qui concerne le bétail, la douleur résulte généralement de maladies infectieuses, blessures ou boiteries, mais elles sont aussi parfois causées par l’homme, en particulier lors de procédures courantes dans l’élevage.

La gestion de la douleur, ainsi que d’autres paramètres tels que le stress et l’alimentation, joue un rôle essentiel dans le bien-être des animaux. La douleur chronique et, dans une moindre mesure, la douleur aiguë nuisent d’ailleurs au bien-être des animaux de production3.

Tout animal a le droit d’être préservé de la douleur, des blessures et des maladies, et c’est donc une exigence pour l’éleveur.

Il existe en effet un argument moral en faveur de la réduction de la douleur et de l’inconfort chez les animaux destinés à l’alimentation, mis en évidence par les considérations sociétales et éthiques émergentes exigeant l’amélioration du bien-être des animaux d’élevage et des pratiques transparentes en matière de bien-être, notamment en ce qui concerne la sécurité alimentaire et les substances résiduelles dans l’alimentation. En effet, le traitement de la douleur implique parfois l’utilisation généralisée de substances antimicrobiennes, avec les risques associés à la sécurité alimentaire et à la résistance aux antibiotiques.

La douleur chez les animaux producteurs d’aliments est par ailleurs étroitement liée à la perte de perte de productivité (production de lait, de viande, de laine).

Outre les considérations morales et éthiques liées à la prévention de la souffrance des animaux, des considérations économiques sont donc également en jeu.

La douleur affecte la productivité des animaux destinés à l’alimentation la gestion de la douleur a donc un impact direct sur le bien-être et le revenu des agriculteurs. Un animal qui souffre ne pourra pas produire suffisamment, ce qui entraînera des pertes économiques potentielles, aura un impact sur la communauté agricole et pourrait générer des troubles psychologiques.

Protocoles existants de gestion de la douleur pour les animaux d’élevage

La douleur chez les bovins peut être gérée par la mise en œuvre d’une analgésie préventive, réactive ou multimodale.

Lors de procédures douloureuses et lorsque la douleur est donc prévisible, une analgésie préventive est recommandée. En théorie, l’analgésie devrait être la plus efficace avec une approche multimodale, utilisant une combinaison d’agents agissant sur différentes voies.

Des précautions doivent être prises lors de l’utilisation de médicaments contre la douleur chez les animaux d’élevage, en raison de problèmes de sécurité alimentaire et de résidus potentiels. En effet, il n’existe pas de limites maximales de résidus (LMR) pour certaines molécules puissantes telles que les opioïdes, qui ne peuvent pas être utilisées pour cette raison. D’autres options analgésiques comme l’anesthésie générale ne sont pas toujours possibles pour des raisons pratiques évidentes.

Cependant, certaines molécules sont autorisées pour l’analgésie systémique, comme les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), notamment le méloxicam, le carprofène, le kétoprofène et l’acide tolfénamique, ainsi que les α-agonistes comme la xylazine et la détomidine. Par exemple, les AINS sont les produits les plus couramment utilisés pour traiter les boiteries4

L’analgésie péridurale, l’anesthésie régionale intraveineuse et les blocs nerveux locaux figurent parmi les techniques possibles pour réaliser une anesthésie locale5

En théorie, pour le bétail soumis à une procédure d’élevage de routine, la mise en œuvre d’une stratégie multimodale de soulagement de la douleur est conseillée. L’utilisation d’une analgésie multimodale incorporant à la fois l’anesthésie locale, pour traiter la nociception, et les AINS pour gérer la sensibilisation, est la meilleure pratique recommandée. L’on reconnaît ainsi que l’amélioration de la réponse à la douleur est plus importante que l’utilisation d’un seul agent. Photo 1. Si la douleur est souvent un problème reconnu dans les élevages, les plans de gestion de la douleur ne sont pas toujours systématiques.

Le méloxicam est la molécule la plus préconisée ; elle semble être préférée aux autres AINS disponibles en raison de sa demi-vie prolongée permettant une durée d’action allant jusqu’à 72 heures2.

Photo 1. Si la douleur est souvent un problème reconnu dans les élevages, les plans de gestion de la douleur ne sont pas toujours systématiques.

En réalité, la mise en œuvre de la gestion de la douleur dans les exploitations agricoles peut s’avérer difficile. Premièrement, les attitudes et les approches à l’égard de l’évaluation et de la gestion de la douleur chez les animaux d’élevage sont très variables, ce qui affecte la perception de la douleur et la mise en œuvre des choix de plans de gestion de la douleur.

Les procédures d’élevage couramment pratiquées, telles que l’ébourgeonnage (veaux), l’écornage, la castration (porcelets), le vêlage et la caudectomie (agneaux), sont souvent effectuées sans aucun soulagement de la douleur, bien qu’il soit communément admis que ces procédures provoquent une douleur aiguë.

Soulager la douleur pendant et après les procédures d’élevage peut s’avérer difficile pour plusieurs raisons, notamment en termes de temps, de coût, de sécurité et de santé publique.

Il est aujourd’hui de plus en plus reconnu que le soulagement de la douleur lors des interventions chirurgicales en élevage est nécessaire, voire obligatoire dans certains pays. Il existe donc un besoin urgent de protocoles systématiques de soulagement de la douleur.

Si la douleur est donc souvent un problème reconnu dans les élevages, les plans de gestion de la douleur ne sont pas toujours systématiques. Les coûts, la facilité d’utilisation et d’administration des médicaments, ainsi que les restrictions légales concernant spécifiquement l’utilisation de produits analgésiques chez les animaux producteurs d’aliments et la question de savoir qui, du vétérinaire ou de l’éleveur, peut administrer ces produits analgésiques, sont des facteurs freinant l’utilisation de l’analgésie chez les animaux d’élevage6

Peut-on trouver de nouvelles approches de la gestion de la douleur dans les exploitations agricoles et identifier de nouveaux modèles de gestion de la douleur vers une approche plus centrée sur le bien-être ?

Considérations relatives au bien-être et amélioration de la gestion de la douleur dans les élevages

L’adoption d’une stratégie de bien-être animal pour gérer les traitements des animaux d’élevage, en particulier les thérapies de soulagement de la douleur, que ce soit dans le contexte du traitement de maladies infectieuses débilitantes ou à la suite de procédures d’élevage générant de la douleur, pourrait avoir d’importants avantages tant pour les animaux que pour les agriculteurs. De plus, des considérations éthiques évidentes imposent d’éviter aux animaux des souffrances inutiles, en réduisant de manière significative les périodes de morbidité et en améliorant ainsi l’efficacité de la production animale. Il est nécessaire de mettre en place une gestion efficace de la douleur à la ferme et de rationaliser les procédures d’élevage douloureuses et aversives, en évaluant s’il est pertinent de les réaliser. Il est essentiel pour la durabilité de la production animale que le bien-être des animaux soit amélioré sur les exploitations.7

Une étape importante dans l’amélioration du bien-être des animaux destinés à l’alimentation consisterait à réduire les procédures d’élevage aversives de manière significative, selon le besoin réel, ou à les améliorer en utilisant systématiquement des protocoles adéquats de gestion de la douleur afin de réduire la souffrance. Au cours de la dernière décennie, de nombreuses recherches ont été menées sur cette question. Ces procédures sont-elles vraiment nécessaires ?

Peut-on soulager adéquatement la douleur et mettre en place des stratégies d’atténuation de la douleur pour ces procédures d’élevage courantes ?

L’adoption d’une stratégie de bien-être animal pour gérer les traitements des animaux d’élevage, en particulier les thérapies de soulagement de la douleur, que ce soit dans le contexte du traitement de maladies infectieuses débilitantes ou à la suite de procédures d’élevage générant de la douleur, pourrait avoir d’importants avantages tant pour les animaux que pour les agriculteurs. De plus, des considérations éthiques évidentes imposent d’éviter aux animaux des souffrances inutiles, en réduisant de manière significative les périodes de morbidité et en améliorant ainsi l’efficacité de la production animale. Il est nécessaire de mettre en place une gestion efficace de la douleur à la ferme et de rationaliser les procédures d’élevage douloureuses et aversives, en évaluant s’il est pertinent de les réaliser. Il est essentiel pour la durabilité de la production animale que le bien-être des animaux soit amélioré sur les exploitations7.

Une étape importante dans l’amélioration du bien-être des animaux destinés à l’alimentation consisterait à réduire les procédures d’élevage aversives de manière significative, selon le besoin réel, ou à les améliorer en utilisant systématiquement des protocoles adéquats de gestion de la douleur afin de réduire la souffrance. Au cours de la dernière décennie, de nombreuses recherches ont été menées sur cette question.

Ces procédures sont-elles vraiment nécessaires ? Peut-on soulager adéquatement la douleur et mettre en place des stratégies d’atténuation de la douleur pour ces procédures d’élevage courantes ?

La caudectomie chez les porcelets, qui consiste à couper ou à cautériser une partie de la queue au cours de la première semaine suivant la naissance afin d’éviter qu’ils ne se mordent la queue plus tard, est une opération couramment pratiquée. Des recherches ont montré qu’il était possible d’éviter que les porcs se mordent la queue en leur fournissant des matériaux d’enrichissement tels que de la paille, et qu’il n’était pas nécessaire de leur couper la queue8, 9. En dépit de ces connaissances et d’une interdiction de la caudectomie conformément à la législation européenne datant de 200810, de nombreux porcelets subissent encore régulièrement une doulourese caudectomie dans de nombreux pays européens, à l’exception de la Finlande et de la Suède.

Cette procédure est souvent effectuée sans soulagement de la douleur, ce qui pose des problèmes évidents de bien-être. L’application de la législation sur le bien-être des porcs est l’une des priorités de la Commission européenne en matière de bien-être animal, même s’il reste encore beaucoup à faire pour y parvenir. Les Pays-Bas prévoient de mettre fin à la caudectomie systématique des porcelets d’ici à 2030, en collaboration avec le secteur porcin néerlandais. Il est intéressant de noter que les pays qui ont mis fin à la caudectomie de routine semblent investir davantage dans la formation des vétérinaires praticiens9.

Photo 2. La caudectomie du porcelet est une procédure douloureuse interdite en Europe, bien qu’elle soit couramment pratiquée sans aucun soulagement de la douleur.

Existe-t-il un moyen d’atténuer la douleur dans de telles situations ?

Ainsi, bien qu’il soit souvent reconnu que les procédures d’élevage telles que la caudectomie sont douloureuses et devraient être interdites, elles sont toujours pratiquées très régulièrement, le plus souvent sans aucun soulagement de la douleur.

La mise au point de stratégies de gestion de la douleur faciles à utiliser, abordables et sûres, susceptibles d’être adoptées rapidement et durablement, et qui pourraient être répétées volontairement par les agriculteurs même en cas de restrictions financières, est un défi, mais d’une importance cruciale2Les considérations de temps, de coût, de sécurité et de santé publique doivent donc être prises en compte lors de l’élaboration des protocoles de gestion de la douleur pour les procédures sur les animaux producteurs de denrées alimentaires. Ces stratégies de gestion de la douleur devraient prendre en compte les problèmes potentiels de résidus, en particulier considérer les temps d’attente avant consommation pour qu’ils correspondent aux objectifs de production, et idéalement contribuer à une meilleure gestion de la résistance aux antimicrobiens en n’incluant pas systématiquement des antimicrobiens dans le traitement du bétail affecté. En fait, l’utilisation d’antiseptiques topiques pourrait faire partie des stratégies non antimicrobiennes de gestion de la douleur ; les antiseptiques topiques traditionnellement utilisés chez les bovins comprennent la povidone iodée, la chlorhexidine, le peroxyde d’hydrogène et le cétrimide.

Les recherches suggèrent que l’utilisation d’une anesthésie topique ou locale, idéalement associée à des AINS pour l’analgésie, réduit la douleur pendant et après les procédures d’élevage et constitue donc une stratégie solide et abordable2,3,11,12. Des recherches récentes ont montré que l’utilisation d’une formulation anesthésique topique en spray* contenant de la lidocaïne, de la bupivacaïne, de l’adrénaline ainsi qu’un antiseptique (cétrimide) a permis d’atténuer la douleur chez les agneaux après la caudectomie7. Ce traitement non antimicrobien des plaies, idéalement associé à l’administration parentérale ou orale d’un AINS tel que le méloxicam, constitue une méthode abordable et efficace permettant aux éleveurs d’améliorer le bien-être des animaux2. Le traitement des plaies s’est également avéré sûr et efficace dans la gestion de la douleur et la cicatrisation des plaies encourues lors de la castration chirurgicale et de la caudectomie des agneaux2,7,13, de la castration chirurgicale et de l’écornage des veaux14, 15 et du débridement des lésions du sabot chez les bovins pour réduire les boiteries16. Ce produit est autorisé et utilisé pour l’anesthésie et l’analgésie lors des procédures d’élevage aversives en Australie et est considéré depuis comme une révolution dans le traitement de la douleur dans ce pays7.

Récemment, les chercheurs se sont attachés à réduire la souffrance des animaux atteints de maladies infectieuses débilitantes, mettant en lumière les avantages de l’utilisation de l’anesthésie topique pour ces affections12.

Les animaux d’élevage souffrant de lésions buccales douloureuses causées par des maladies virales transmises par des insectes, telles que la fièvre catarrhale ovine (FCO) et l’épizootie hémorragique (EHD), pourraient bénéficier de traitements alternatifs non antimicrobiens afin de réduire les souffrances inutiles, de favoriser la guérison et pour qu’ils retrouvent rapidement une bonne productivité.

Des recherches récentes suggèrent que l’utilisation d’une formulation anesthésique topique en spray contenant de la lidocaïne, de la bupivacaïne, de l’adrénaline ainsi que du cétrimide (antiseptique) pourrait être une thérapie prometteuse de soulagement de la douleur pour les lésions buccales causées par la hémorragique épizootique (EHD). Ce traitement des plaies a été utilisé avec succès pour traiter les buffles et les bovins atteints de fièvre aphteuse, dont les lésions buccales sont similaires à celles causées par l’EHD et la BT, et a donné des résultats prometteurs en termes d’amélioration de la récupération et de la cicatrisation des plaies, ainsi qu’une réduction significative de la douleur2, 17, 18

Avec l’apparition de considérations sociétales et éthiques sur le bien-être animal, accompagnant le déploiement de nouveaux systèmes agroalimentaires durables pour nourrir la planète dans les années à venir, il est crucial de mettre en œuvre de stratégies de bien-être animal à la ferme, en particulier pour la gestion de la douleur. Bien que ce défi semble incroyablement complexe, il pourrait être relevé en trouvant une approche multimodale où la profession vétérinaire aurait un rôle important à jouer dans la sensibilisation, la facilitation du transfert de connaissances et l’identification des facteurs de risque et des solutions au niveau de l’exploitation, dans l’intérêt de la santé et du bien-être du bétail.

Cette approche comprendrait l’établissement de protocoles supplémentaires pour évaluer et noter correctement la douleur ainsi que de nouveaux moyens d’atténuer plus efficacement la douleur sur les exploitations, ce qui pourrait impliquer l’utilisation de thérapies alternatives efficaces et améliorer la façon dont sont effectuées les procédures d’élevage douloureuses courantes.

*La solution cutanée est actuellement enregistrée par Dechra en Europe sous le nom commercial de Multi-Solfen® au Portugal, où elle est autorisée pour le traitement de la douleur et l’accélération de la cicatrisation des plaies d’ébourgeonnage par thermocautère chez les veaux et pour l’anesthésie locale et l’antisepsie des lacérations cutanées non stériles chez les porcelets jusqu’à 7 jours. Ce produit est également enregistré sous le nom de Tri-Solfen® au Royaume-Uni pour l’anesthésie locale pendant et après la castration des porcelets et l’antisepsie de la plaie de castration. Le Tri-Solfen® est également enregistré en Australie et en Nouvelle-Zélande pour une utilisation dans l’élevage de bovins et de petits ruminants.

 

 

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9. De Briyne N, Berg C, Blaha T, Palzer A, Temple D. 'Phasing out pig tail docking in the EU - present state, challenges and possibilities'. Porcine Health Manag. 2018 Nov 16;4:27. doi: 10.1186/s40813-018-0103-8. PMID: 30473870; PMCID: PMC6238401.

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13. Lomax S, Dickson H, Sheil M, Windsor PA. Topical anaesthesia alleviates the pain of castration and tail docking in lambs. Aust Vet J. (2010) 88:67– 74. doi: 10.1111/j.1751-0813.2009.00546.x

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18. Lendzele SS, Mavoungou JF, Burinyuy KA, et al. Efficacy and application of a novel topical anaesthetic wound formulation for treating cattle with Foot-and-Mouth disease: A field trial in Cameroon. Transbound Emerg Dis. 2021;68:2531–2542. https://doi.org/10.1111/ tbed.1392

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